Mardi 1er novembre, nous étions des milliers à manifester dans les rues de Nice, pour protester contre la politique d’asservissement des peuples aux intérêts de quelques-uns orchestrée dans le cadre du G20.
En début d’après-midi, les organisations du Front de Gauche se sont retrouvées devant la bourse du travail pour un meeting en plein air, qui a ensuite rejoint le départ de la manifestation.
Une camarade grecque Natacha Theodopoulos de Synaspismos ainsi que Jürgen Klute membre de Die Linke sont intervenus.
Jacques LERICHOMME a pris la parole au nom de Gauche Unitaire (voir ci-dessous son résumé d’intervention), aux côtés de Pierre Laurent pour le PCF, Martine Billard pour le PG, Marie Christine Vergiat, députée européenne du Front de Gauche, et Daniel Dalbéra au nom de la FASE.
Ils se réunissent à 8 et à 20, au sommet !
Mais c’est dans la nuit bruxelloise que les décisions ont été prises, par Sarkozy peut-être, par Merkel sans doute, par les banques certainement…
Ils ont décidé de faire le minimum , non pas pour « sauver la Grèce » comme ils disent, mais pour éviter le défaut de paiement de l’État grec, donc pour éviter des pertes importantes pour les banques, la fragilisation irréversible de l’Euro et de l’Union européenne
Pourquoi si tard ? Pourquoi tant de mise en scène pour si peu ?
Pour nous intimider. C’est la pédagogie du coup de massue : celui qui est asséné au peuple grec, tous les peuples européens sont menacés d’en recevoir un de la même violence…
Etre endetté, c’est une faute,
Donc il faut faire payer la dette, aux peuples, en acceptant un remède de cheval : l’austérité généralisée, et pour longtemps :
- salaires et pensions en baisse
- services publics sacrifiés
- privatisation de tout ce qui fait des profits.
A Bruxelles, ils ont décidé :
- De renflouer les banques, sans les nationaliser, ni même les contrôler ;
- De généraliser la prétendue « règle d’or », ce qui revient à bafouer la souveraineté populaire et à imposer à tout le monde l’austérité.
Leur seule boussole : faire payer la crise aux peuples !
Cela c’est la régression sur toute la ligne, une nouvelle récession s’annonce, elle va être précipitée et aggravée par ces politiques d’austérité,
-encore moins de revenu
- encore moins d’emploi
- encore moins de services publics
- encore moins de démocratie
Confrontée à cette austérité de masse le risque est grand de voir les peuples se dresser les uns contre les autres , les risques de dérapage nationaliste et xénophobe sont à partout en germe en Europe
Nous voulons une autre Europe , une Europe de la solidarité entre les peuples
Aujourd’hui il nous faut : Refuser ! Résister ! Imposer une autre politique !
- Audit citoyen de la dette publique et refus de sa part illégitime ;
- Pôle public bancaire et financier, sous contrôle démocratique,
Notre avenir ils n’ont pas à le décider à 8 ou 20 !
L’avenir, nous le déciderons ensemble , c’est celui qui s’affirme dans les grands soulèvements des peuples arabes, dans le grand soulèvement des Indignés d’Europe, d’Israël, des États-Unis, de la jeunesse étudiante latino-américaine,
Nice est une première étape , et nous nous opposerons à leur politique d’austérité ensemble , Tous ensemble !
Avec le peuple grec, avec les peuples d’Europe, nous manifestons pour affirmer
OUI ! une autre société est nécessaire !
OUI ! un autre monde est possible !



